Koto

7 11 2015

Pour changer « des restaurants de poussières » (petites échoppes à même le trottoir), nous nous rendons dans un charmant petit restaurant. Sa particularité, tous ses employés sont des enfants des rues ou issus de familles plus que modestes. Je dois avouer que c’est essentiellement un lieu pour touristes. Mais son cadre  : trois étages-trois atmosphères, sa terrasse et sa cuisine délicieuse me procure une sensation de bien être immédiat. Déjeuner, goûter ou simplement un café : toutes les excuses sont bonnes.

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Et au milieu « coule » un train

30 01 2013

J’ai vécu, il y a peu, une expérience insolite que je me dois de vous raconter. Je suis allé au restaurant pour fêter l’anniversaire d’un ami ; jusque là rien de bien extraordinaire me direz-vous. Sauf la localisation du restaurant, quasiment sur des rails de chemins de fer.

Effectivement,  Hà Nội est traversée, comme beaucoup de villes, par une voie ferrée. Ici, les rails ne sont pas enfouis dans de sombres tunnels ou bien mis en contrebas de la rue dans des « tranchées », elle fait partie intégrante de la rue, ce qui donne lieu à des tableaux originaux.

Autour de cet axe, on peut voir la même effervescence que dans le reste de la ville, on y trouve de nombreuses boutiques telles que : des coiffeurs, cafés, restaurants, mais aussi l’accès à des maisons de particuliers, sans oublier les incontournables « collecteuses ». Bien entendu à chaque passage de train, tout le monde libère la voie pour mieux en reprendre possession ensuite.

un salon de coiffurePortails qui s'ouvre pour laisser partir les trains en direction du nordOn peut apercevoir une signalétique ferroviaire.Suivez les railson s'approche d'un grand axeles horaires des trains sont connusbarrière servant à bloquer la circulation lors du passage d'un trainUn peu  de hauteurun peu de hauteur 2Vers l'aventure et ...Au dessus des commerces se trouvent la voie ferrée

une extension de maison





Les Oncles Hô et Tôn

22 01 2013

La ville de Hà Nội réserve bien des surprises. Ainsi lors d’une promenade sans but précis, je débouche sur un carrefour assez important. Au milieu, un petit espace vert, et là parmi les joueurs de badminton, d’échecs chinois se dresse une statue dont le visage me semble familier.

lénine

Euh… Avais-je sans le vouloir marcher des kilomètres, traverser des frontières lors de mon errance ? Pris d’un doute et n’écoutant que ma curiosité, je me rends prestement au parc de la réunification (anciennement parc Lénine). J’ai beau chercher, je ne vois aucune représentation du dit intéressé. Mais j’aperçois à la place une figure bien connue dans le paysage vietnamien :

Novembre 2010 (146)

Cette statue est un présent de la ville  Hô Chi Minh-Ville à Hà Nội à l’occasion de la célébration des mille ans de la capitale vietnamienne. Elle représente Hô Chi Minh serrant la main à son successeur Ton Duc Thang : elle symbolise la solidarité entre Hô Chi Minh-Ville et  Hà Nội, après de longues années de guerre entre le nord et le sud.

Quant à la première statue, elle trône désormais à l’endroit où je l’ai découverte. Et le petit carré de verdure se nomme « Parc Lénine ».





Jardins inondables

11 01 2013

Par envie d’avoir des produits frais pour la famille proche et éloignée, parfois pour en vivre en vendant  leurs récoltes, certains hanoïens ont créé des jardins atypiques.

A l’est du vieux centre de Hanoi, une centaine d’habitants du quartier de Phuc Tan ont investi une partie du  lit du fleuve rouge (Sông Hồng, littéralement le fleuve rose). De façon tout à fait informelle, ils défrichent un bout de terrain (pris de façon arbitraire), brûlent les déchets s’y trouvant puis les enfouissent dans le sol. Le terrain ainsi obtenu est ensuite cultivé avec diverses cultures : légumes (chou, courges diverses…), fruits(bananes, longanes), feuilles diverses (liserons d’eau, qui est le principal légume consommé, herbes aromatiques en tout genre), on y croise même des élevages de volailles (pigeons, coqs et coqs de combat, oies).  Activité possible pendant environ 10 mois, car durant l’été (saison des fortes pluies) le  lit du fleuve se regorge d’eau et reprend ainsi ses droits sur ces lopins de terre.

              





Quelques portraits

7 01 2013

Pour redémarrer en douceur ( et pour me laisser le temps de m’y retrouver dans les photos, d’avoir des idées de posts…), je vous laisse en bonne compagnie.

   

                            

 





Reprise après une longue période végétative.

7 01 2013

Depuis trop longtemps, j’ai laissé ce blog à l’abandon. Il est temps d’y remédier. Je vous propose donc de se replonger  ensemble dans le tumulte de la vie vietnamienne.





Je ne suis pas un sac de riz

1 01 2012

J’avais oublié à quel point un trajet en bus local est pittoresque.

Nous avons décidé de nous rendre dans un petit village nommé Mai-Chau. Endroit charmant le tourisme  se développe grâce à l’ouverture de maisons dites « traditionnelles » : la structure est en bois, le sol en lattes de bambou plus au moins espacées, le toit est constitué de feuilles de palmier. Le tout reposant sur des pilotis à 5 mètres de hauteur.

Le village est dans une vallée, offrant de magnifiques paysages à la végétation luxuriante, de nombreuses rizières et l’ensemble est baigné par une magnifique lumière. Idéale pour les photos, parfaite pour les insolations et coups de soleil.

Mais assez digressé, revenons au sujet principal de ce post : le transport en bus. Le première chose à savoir est que le temps de trajet est considérable : 5h pour 140 km (baie d’along : 3h30 pour 127 km avec « arrêts spécial touristes ».)

Dans la première phase de notre voyage, nous avions du faire une étape afin de changer de bus. Le premier bus était bien rempli mais sans surcharge, le second débordait. Peu de passagers mais énormément de diverses marchandises, l’espace vacant au sol était occupé par d’immense sac de riz, de miroirs, de sac de boulons. Le toit de bus accueillait une table de billard et de nombreux vélos. Un quart du fond du bus était squatté par de nombreux cartons à l’allure énigmatique. Les bus locaux servent de « facteur » , c’est une façon à la fois de rendre service mais aussi pour palier le manque de passagers et ainsi rentabiliser pleinement le trajet.

Au retour nous avons décidé de ne prendre qu’un seul bus, pour plus de confort (quasi assurés d’avoir une place convenable tout au long du trajet). Et alors que le chauffeur nous avait annoncé qu’il n’y avait pas de problème, mauvaise surprise à mi-parcours, on nous dit qu’il faut changer de bus. Pas trop le choix, nous nous exécutons. Plus un seul espace vide, le « rabatteur du bus » (il harangue les gens le long de la route qui semblent attendre et n’hésite pas à entasser les gens et les marchandises) me désigne une place sur un strapontin. Je vois bien le siège en question mais je vois aussi le jeune homme assis dessus, un geste et une parole plus tard, nous voilà à deux sur un espace exigu (il restait 3 heures de route, la joie). En route nous apprenons par de charmants vietnamiens que le bus ne ne se rend pas à notre destination… Mais qu’il y a sur la route une centrale de bus de Hanoï avec un bus s’arrêtant juste en bas de chez nous. Les dix dernières minutes de trajet furent les plus réjouissantes.

Les bus locaux sont la manière la plus économique de voyager à travers le Vietnam, si l’on veut bien être l’égal d’un sac de riz l’instant d’un voyage.