J’avais oublié à quel point un trajet en bus local est pittoresque.
Nous avons décidé de nous rendre dans un petit village nommé Mai-Chau. Endroit charmant le tourisme se développe grâce à l’ouverture de maisons dites “traditionnelles” : la structure est en bois, le sol en lattes de bambou plus au moins espacées, le toit est constitué de feuilles de palmier. Le tout reposant sur des pilotis à 5 mètres de hauteur.
Le village est dans une vallée, offrant de magnifiques paysages à la végétation luxuriante, de nombreuses rizières et l’ensemble est baigné par une magnifique lumière. Idéale pour les photos, parfaite pour les insolations et coups de soleil.
Mais assez digressé, revenons au sujet principal de ce post : le transport en bus. Le première chose à savoir est que le temps de trajet est considérable : 5h pour 140 km (baie d’along : 3h30 pour 127 km avec “arrêts spécial touristes”.)
Dans la première phase de notre voyage, nous avions du faire une étape afin de changer de bus. Le premier bus était bien rempli mais sans surcharge, le second débordait. Peu de passagers mais énormément de diverses marchandises, l’espace vacant au sol était occupé par d’immense sac de riz, de miroirs, de sac de boulons. Le toit de bus accueillait une table de billard et de nombreux vélos. Un quart du fond du bus était squatté par de nombreux cartons à l’allure énigmatique. Les bus locaux servent de “facteur” , c’est une façon à la fois de rendre service mais aussi pour palier le manque de passagers et ainsi rentabiliser pleinement le trajet.
Au retour nous avons décidé de ne prendre qu’un seul bus, pour plus de confort (quasi assurés d’avoir une place convenable tout au long du trajet). Et alors que le chauffeur nous avait annoncé qu’il n’y avait pas de problème, mauvaise surprise à mi-parcours, on nous dit qu’il faut changer de bus. Pas trop le choix, nous nous exécutons. Plus un seul espace vide, le “rabatteur du bus” (il harangue les gens le long de la route qui semblent attendre et n’hésite pas à entasser les gens et les marchandises) me désigne une place sur un strapontin. Je vois bien le siège en question mais je vois aussi le jeune homme assis dessus, un geste et une parole plus tard, nous voilà à deux sur un espace exigu (il restait 3 heures de route, la joie). En route nous apprenons par de charmants vietnamiens que le bus ne ne se rend pas à notre destination… Mais qu’il y a sur la route une centrale de bus de Hanoï avec un bus s’arrêtant juste en bas de chez nous. Les dix dernières minutes de trajet furent les plus réjouissantes.
Les bus locaux sont la manière la plus économique de voyager à travers le Vietnam, si l’on veut bien être l’égal d’un sac de riz l’instant d’un voyage.





































































