Je ne suis pas un sac de riz

1 01 2012

J’avais oublié à quel point un trajet en bus local est pittoresque.

Nous avons décidé de nous rendre dans un petit village nommé Mai-Chau. Endroit charmant le tourisme  se développe grâce à l’ouverture de maisons dites “traditionnelles” : la structure est en bois, le sol en lattes de bambou plus au moins espacées, le toit est constitué de feuilles de palmier. Le tout reposant sur des pilotis à 5 mètres de hauteur.

Le village est dans une vallée, offrant de magnifiques paysages à la végétation luxuriante, de nombreuses rizières et l’ensemble est baigné par une magnifique lumière. Idéale pour les photos, parfaite pour les insolations et coups de soleil.

Mais assez digressé, revenons au sujet principal de ce post : le transport en bus. Le première chose à savoir est que le temps de trajet est considérable : 5h pour 140 km (baie d’along : 3h30 pour 127 km avec “arrêts spécial touristes”.)

Dans la première phase de notre voyage, nous avions du faire une étape afin de changer de bus. Le premier bus était bien rempli mais sans surcharge, le second débordait. Peu de passagers mais énormément de diverses marchandises, l’espace vacant au sol était occupé par d’immense sac de riz, de miroirs, de sac de boulons. Le toit de bus accueillait une table de billard et de nombreux vélos. Un quart du fond du bus était squatté par de nombreux cartons à l’allure énigmatique. Les bus locaux servent de “facteur” , c’est une façon à la fois de rendre service mais aussi pour palier le manque de passagers et ainsi rentabiliser pleinement le trajet.

Au retour nous avons décidé de ne prendre qu’un seul bus, pour plus de confort (quasi assurés d’avoir une place convenable tout au long du trajet). Et alors que le chauffeur nous avait annoncé qu’il n’y avait pas de problème, mauvaise surprise à mi-parcours, on nous dit qu’il faut changer de bus. Pas trop le choix, nous nous exécutons. Plus un seul espace vide, le “rabatteur du bus” (il harangue les gens le long de la route qui semblent attendre et n’hésite pas à entasser les gens et les marchandises) me désigne une place sur un strapontin. Je vois bien le siège en question mais je vois aussi le jeune homme assis dessus, un geste et une parole plus tard, nous voilà à deux sur un espace exigu (il restait 3 heures de route, la joie). En route nous apprenons par de charmants vietnamiens que le bus ne ne se rend pas à notre destination… Mais qu’il y a sur la route une centrale de bus de Hanoï avec un bus s’arrêtant juste en bas de chez nous. Les dix dernières minutes de trajet furent les plus réjouissantes.

Les bus locaux sont la manière la plus économique de voyager à travers le Vietnam, si l’on veut bien être l’égal d’un sac de riz l’instant d’un voyage.





Văn Miếu (temple de la littérature)

30 09 2011

Lieu dédié à Confucius,  imprégné d’une atmosphère apaisante. Il accueillit  la première université du Vietnam destinée aux enfants des milieux aisés, des concours littéraire s’y sont déroulés pour “débusquer” les nouveaux mandarins. Les noms des lauréats sont gravés  sur des stèles soutenues par des tortues. Une grande partie du temple fut détruite par les assauts de la nature et de l’homme (durant période de la présence française au 19ème). Au milieu du tumulte de la ville, il représente un îlot de calme.





Escapade au centre du Vietnam

2 05 2011

(un petit retour en arrière, ces évènements ont eu lieu mi-février)

Lassés du froid d’Hanoï, nous avons décidés de partir 10 jours visiter le centre du Vietnam, en visant essentiellement trois villes Da Nang, Hoi An et Hué.

Arrivés à Hué nous avons été accueillis par la pluie qui  nous a laissé qu’un peu de répit durant notre séjour de trois jours. Nous avons néanmoins trouvé une charmante ville (ancienne capitale impériale du Vietnam). Il fallait tout de même se rendre à la citadelle, mais nous n’avons pu qu’en voir la moitié, avant d’abandonner face à la pluie battante.



Notre périple se poursuit à Hoi An, qui serait sans doute une ville charmante, n’étaient ces beaucoup trop insitants vendeurs de milles choses futiles. Endroit parfait, pour se faire réaliser des vêtements et chaussures sur mesures si on n’est pas regardant sur les finitions. Heureusement, la spécialité culinaire locale, le Cao Lau est assez proche du repas divin.

Fin de notre aventure Da Nang, grosse ville littorale un peu endormie, ne manquant pas de charme. La plage directement attenante à la ville nous a fait la surprise d’être étonnement propre. Enfourchés sur notre scooter de location, nous avons pu aller visiter la montagne de marbre.

Ce qui fait aussi partie  intégrante du voyage intérieur au Vietnam, ces bus locaux où on hésite pas à faire payer deux fois le prix aux touristes de passages,ce sont ces trains couchettes.

Dix jours de pluie, nous n’étions pas mécontents de pouvoir déplacer notre vol de retour.





Un peu de rêve

2 05 2011

Une pratique courue ici, les photos de mariage au bord du lac de Hoan Kiem. Au moindre rayon de soleil, on voit apparaître sur le bord du lac de nombreux mariés ainsi que leurs nuées de photographes. Mise en scène, éclairage, tout est fait pour que le rêve soit présent. Publicités, réels mariages ?





Eclairage blafard

6 02 2011

La télévision a une grande place dans la vie des Vietnamiens et rares sont les lieux où elle n’est pas présente. Toujours dans un coin de façon à peine dissimulée, et quasiment tout le temps allumée, la télévision rythme la vie de beaucoup de Vietnamiens.  Dans les supermarchés, la réclame tourne en boucle des écrans.

Il est intéressant de noter que la télé vietnamienne compte un grand nombre de chaînes, beaucoup  changeant juste de nom pour reprendre le même programme (les programmes d’Etat) et, à côté de cela, une panoplie de chaînes étrangères pour les documentaires, films, informations, sports ou les dessins animés. Et pourtant, on peut s’apercevoir au cours d’une balade que peu de  programmes sont visionnés : on peut  pratiquement suivre un programme en passant d’échoppe en échoppe. Le seul élément qui varie est l’objet en lui-même : cathodique, plasma, lcd ; qui reflète je présume la prospérité du commerce, de la famille.





Premier jour du Têt

3 02 2011

Pendant deux heures hier soir, un spectacle à la musique typiquement vietnamienne a été donné en face de chez nous, baffles au volume maximum, je passerai sur la prestation des intervenants.

Minuit.

Le calme de la ville est interrompu par un vacarme bien connu, celui de feux d’artifices. Trois feux d’artifices, tirés à des endroits différents, habillent pendant 15 min la ville d’un manteau de lumière. A la fin de ceux-ci la rue grouille de gens, les trottoirs divisés de façon qui semble arbitraire deviennent des parkings où chaque rabatteur essaye de faire venir les motards sur sa parcelle, l’exploitation des trottoirs étant une affaire rentable (le coût du stationnement est de 2OOO VND par moto, quelque soit la durée). Les voitures sont aussi de la fête, se garant en double file ou directement sur la chaussée ; il devient difficile de circuler à pied dans la rue. Et tout ce petit monde se dirige vers la pagode de notre rue. Cette effervescence continue encore cet après-midi. La pagode de notre rue semble être l’une des plus importantes du centre d’Hanoï.

Une promenade dans les rues alentours nous confirme notre impression : à part devant les pagodes, Hanoï s’est vidée de ses habitants, les rues sont désertes, les commerces sont fermés. Seuls subsistent ceux du vieux quartier à destination des touristes : tour opérateur, restaurants, hôtels. Les étrangers qui ont remplacés les Hanoïens semblent errer à travers cette “ville fantôme”.





Derniers préparatifs

2 02 2011

Demain débute la grande fête du Têt Nguyên Dán (le nouvel an vietnamien) qui marquera cette année le début de l’année du chat : c’est la fête la plus importante de l’année. Toute la population y participe, la ville est en effervescence avec le peu d’habitants restés à Hanoï – car il est de coutume de retourner dans  sa famille pour célébrer dignement cette fête. Les magasins présentent des rayons à demi vide depuis quelques jours, et la plupart sont fermés cet après midi et ce jusqu’à dimanche, voire lundi. Le prix de certains denrées augmentent (nous avons constatés cela sur le prix de la confiture et des produits frais : par exemple, le prix des tomates a presque doublé en 10 jours). Des vendeurs d’arbres et fleurs spécifiques à l’occasion (le kumquatier, des pêchers, et des fleurs jaunes) fleurissent un peu partout dans la ville : ils s’installent sur des trottoirs bordant des endroits très passants, et on voit ainsi un peu partout en ville des motos transportant d’énormes arbres sur le siège arrière. Les kumquatiers sont vraiment partout, à l’image des sapins en Occident au moment de Noël : ils sont d’ailleurs parfois affublés de guirlandes lumineuses et autres babioles accrochées aux branches. Ils sont très peu chers : un arbre d’environ un mètre de haut ne coûte qu’un peu plus de 3€. (je suis désolé, j’ai pas de photos là demain je tâcherai de me rattraper).

C’est avant tout la fête des ancêtres ; depuis quelques jours, les gens brûlent à même le trottoir des billets et autres maisons en papier, ainsi que de l’encens. Les autels des ancêtres, présents dans toutes les maisons, sont nettoyés avec soin, et encore plus remplis que d’ordinaire de denrées alimentaires plus ou moins luxueuses (biscuits, alcool, fruits…). Les pagodes ouvrent leurs portes, même celles qui d’habitude semblent fermées.

On a pu entendre un subtil mélange entre la Marseillaise et Petit Papa Noël qui doit surement être un équivalent de nos chants populaires de Noël. Cette douce litanie a laissé place à de la musique plus “branchée”.

suite demain…








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